
INTRODUCTION AU JARDIN-FORÊT COMESTIBLE
Le jardin-forêt comestible est un modèle de production alimentaire qui nous vient des pays tropicaux. Son fonctionnement épousent les fondamentaux de la permaculture.
C’est dans les années 80, que le concept de jardin-forêt émerge en Europe, grâce à Robert HART, horticulteur anglais, qui au cours de ses voyages notamment au Sri Lanka, se passionne pour les systèmes agroforestiers. De retour en Angeleterre, il transpose ce modèle en l’adaptant au climat tempéré, et implante le premier jardin-forêt comestible sur le site de Wenlock edge, (Shropshire) sur une parcelle de 5 000 mètres carrés. Fort de cette expérience, il conceptualise le jardin-forêt et inspire ainsi de nombreuses personnes, tel que Martin Crawford, qui crée un jardin-forêt sur deux hectares de terre anglaise. A ce jour, il fait partie des références incontournables en la matière.
Depuis, le concept est arrivé en France, notamment à travers Fabrice Desjours, créateur de la forêt gourmande, un site de deux hectares et demi situé en Bourgogne. D’autres sites emblématiques ont vu le jour dans la Drôme (Antoine Talin – Université des Alvéoles) par exemple ou encore en Corrèze chez Damien Dekarz.
Définition du Jardin-forêt comestible
Un jardin-forêt est un jardin multi-étagé dont le fonctionnement s’inspire du système forestier à l’image d’un jeune boisement naturel, et dont les végétaux, pour la majeure partie vivace, sont comestibles pour l’Homme ou pour la biodiversité.
Ces végétaux sont installés au sein de différentes strates : canopée, arborée, arbustive, buissonnante, grimpante, herbacée, couvre-sol. Il s’agira de fruitiers, de légumes perpétuels, de plantes mellifères, aromatiques et médicinales. Ces strates favorisent la coopération et l’entraide dans le système : la canopée offrant l’ombre nécessaire aux plus petits végétaux, les couvre sols protégeant la terre de la sécheresse et de l’érosion, ou encore, les plus grands arbres s’offrant comme tuteurs aux lianes fruitières, et ce dans le respect de la place de chacun.
Au sein de ce jardin, la diversité et la densité sont toujours privilégiées. Également, les notions de pérennité et d’autonomie le caractérisent.
Ainsi, les jardins-forêts comestibles représentent des écosystèmes nourriciers et régénérateurs qui favorisent le retour de la biodiversité et sa préservation, en lui offrant un habitat et des corridors écologiques multi-strates. Ils permettent la séquestration du carbone, et celle de l’eau, ce, par le biais de la régénération des sols. Ils représentent un modèle de résilience alimentaire.



Un système en strates, comme dans la nature !
Le jardin-forêt repose sur une organisation verticale des végétaux, répartis en 6 à 7 couches qui interagissent entre elles :
Fonction : Fournit de l’ombre, capte la lumière en hauteur et structure le paysage.
Exemples : châtaigner, noyer, févier d’amérique, micocoulier.

Fonction : Elle produit des fruits, attire la biodiversité et créée de l'ombre aux states inférieurs
Exemples : Figuier, mûrier, plaqueminier, caroubier.

Fonction : Produit fruits et biomasse, abrite la faune, crée une couche intermédiaire productive.
Exemples : noisetier, amélanchier, grenadier, cornouiller mâle.
Fonction : Fournit des petits fruits accessibles, attire les pollinisateurs, structure le sous-étage.
Exemples : framboisier, groseillier, ragouminier, casseille.
Fonction : Utilise les supports verticaux pour produire en hauteur sans encombrer le sol.
Exemples : vigne, kiwi, houblon, pois grimpant, ronce sans épine.
Fonction : Apporte diversité avec plantes vivaces, mellifères, nectarifères, aromatiques et médicinales.
Exemples : menthe, origan, échalote perpétuelle, ciboulette, tanaisie.
Fonction : Plantes qui tapissent le sol, améliorent la structure du sol, limite son évaporation, et réduit la concurrence avec les plantes spontanées.
Exemples : ail vivace, fraisier, consoude.





UN MODELE ECOLOGIQUE AUX MULTIPLES BIENFAITS
POUR LA NATURE
Régénère les sols et améliore la rétention d’eau
Favorise la biodiversité (faune et flore)
Augmente la surface de capteurs solaires par sa verticalité
Fonctionne en boucle : peu d’intrants, très peu d’entretien
Stocke du carbone
POUR L'HOMME
Offre une production alimentaire dense et variée
Offre une autonomie alimentaire
Crée un lieu apaisant, propice à la détente, la santé et la transmission
Favorise le lien social et la coopération
S’adapte aux espaces urbains ou ruraux


FAQ - Jardin-forêt comestible
Qu’est-ce qu’un jardin-forêt comestible ?
Un jardin-forêt comestible est un écosystème végétal conçu sur le modèle d’une forêt naturelle. Il comprend des plantes vivaces réparties en plusieurs strates (canopée, arbustive, grimpante, herbacée…), toutes choisies pour leurs fonctions écologiques et leur capacité à produire des fruits, légumes, plantes aromatiques ou médicinales.
C’est un système résilient, durable, autonome, et favorable à la biodiversité.Pourquoi créer un jardin-forêt comestible ?
Parce qu’il permet :
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De produire de la nourriture sans intrants chimiques
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De restaurer les sols et stocker le carbone
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D’augmenter la biodiversité locale
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De créer un lieu de bien-être et de lien social
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D’adapter son territoire aux changements climatiques
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Qui peut créer un jardin-forêt comestible ?
Tout le monde : collectivités, écoles, établissements de soin, entreprises, citoyens… Il s’adapte à tout type d’espace, en zone urbaine comme rurale. Chez Ancr’âge, nous accompagnons des projets de toutes tailles, toujours en lien avec les habitants et les usagers.
Quelle est la différence entre un jardin-forêt et un potager ?
Un potager se concentre souvent sur des cultures annuelles, en plein soleil, avec des besoins réguliers en eau et entretien.
Le jardin-forêt, lui, repose sur des plantes vivaces, une logique de coopération entre les espèces, une organisation en strates, et une résilience naturelle beaucoup plus forte. Il est plus autonome, plus riche en biodiversité, et plus durable dans le temps.Combien de temps faut-il pour créer un jardin-forêt ?
Le design et la plantation initiale peuvent se faire en quelques semaines avec un bon accompagnement. Mais comme une forêt, un jardin-forêt comestible s’installe progressivement. Il atteint sa pleine maturité en 5 à 7 ans… et peut durer des décennies.
Peut-on créer un jardin-forêt comestible en ville ?
Oui. Il existe des exemples en pied d’immeuble, en friche urbaine, dans des cours d’école ou des jardins partagés. Le jardin-forêt comestible s’adapte à la surface, au sol, au climat et au contexte social local.
Quelle est la surface minimum pour créer un jardin-forêt comestible ?
Un jardin-forêt peut s’adapter à de très petites surfaces, dès 50 m², à condition de penser en strates végétales et en complémentarité des plantes.
Plus l’espace est grand, plus la diversité et l’autonomie du système seront élevées, mais même un petit jardin urbain ou une cour peuvent accueillir un mini écosystème nourricier.
Ce qui compte, c’est la qualité du sol, l’exposition, et la volonté de créer un lieu vivant, même à petite échelle.
🌿 Ancr’âge accompagne aussi les petits jardins, les balcons, et les écoles avec de petites surfaces disponibles.
Combien coûte un jardin-forêt comestible ?
Le coût varie en fonction de plusieurs éléments : la surface à végétaliser, l’état initial du sol, le niveau d’accompagnement souhaité (conception, chantier participatif ou non, entretien ...)
👉Pour donner un ordre d’idée :
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Un projet co-construit de 100 à 200 m² avec Ancr’âge démarre autour de 3 000 à 5 000 €, tout compris.
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Pour les projets plus ambitieux (écoles, parcs, hôpitaux), un budget entre 8 000 et 20 000 € est fréquent.
Chaque projet est unique. Nous établissons toujours un diagnostic pour proposer une solution sur-mesure et adaptée.
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